Réponse Ethique, conservation du patrimoine, maintien des écosytèmes, apport scientifique, coût économique, etc.
Les intérêts sont multiples :
Ethique : nous connaissons l’existence de ces espèces et nous nous savons responsables de leur déclin.
Patrimoniale : les habitants sont attachés à leur territoire et au patrimoine associé dont cette
ichtyofaune remarquable et unique au monde. Il y a, par ailleurs, des exemples
historiques de l’interaction entre l’homme et ces espèces. Perdre ces espèces c’est perdre une
partie de notre patrimoine.
Ecosystémique : les cours d’eau des bassins de l’Adour et de la Garonne ont été façonnés par les espèces de
poissons qui s’y trouvent. Perdre une ou plusieurs espèces de poisson dans ces bassins, c’est bouleverser le
réseau trophique et prendre un risque pour l’état de conservation de ces écosystèmes.
Scientifique : nous n’avons que très peu de connaissances sur ces espèces et perdre ces espèces serait
empêcher la science de les étudier et peut être faire des découvertes importantes.
Economique : la biodiversité rend des services écosystémiques qui sont difficilement chiffrables tellement
ils sont importants. Pour illustrer, la perte d’une espèce comme le brochet aquitain demanderait à
rempoissonner encore plus les cours d’eau de spécimens de brochets communs pour satisfaire la demande des
pêcheurs et ces rempoissonnements ont un coût, évitable si on maintient les populations autochtones
de brochets.
Il existe probablement encore des dizaines de raisons de justifier la protection de ces espèces comme, par exemple, la valeur esthétique.
Que faisons-nous actuellement pour les protéger ?
Rien, excepté quelques campagnes de sensibilisation en faveur de la protection du brochet aquitain car c’est
l’espèce endémique de la région qui est la plus séduisante auprès du grand public du fait qu’elle jouisse de son
statut de poisson carnassier pour la pêche sportive.
Si la préservation du brochet aquitain fait plutôt l’unanimité, il faut se rappeler que cette espèce se nourrit
d’autres espèces de poissons comme les goujons ou les vairons. Une raison supplémentaire pour justifier la
protection des espèces en bas du réseau trophique.
Vidéo de sensibilisation sur le brochet aquitain réalisée par la Fédération de pêche des Landes.